Bon début d'été à tous!!!
Jimmy, dans un élan de générosité afin de venir en aide à sa femme qui, jour après jour devait s’occuper des enfants, s’est fait couper l’herbe sous le pied. Je m’explique. Enfin je ne me l’explique pas mais laissez-moi vous le raconter tel qu’il me l’a été dit quand j’étais petit.
Pendant que les enfants prenaient leur petit déjeuner à la cuisine devant la fenêtre qui sous l’emprise du soleil, paraissait sale, Jimmy profitait des rayons à sa façon. L’herbe était haute de trop de pluie et il décida, ce matin-là, de la dégarnir d’un brin. La tondeuse, rouge vif comme une morsure de vampire, avait hiberné dans sa cachette tout l’hiver. Bien à l’abri de la neige, si peu abondante cette année, et du givre qui avait glacé les artères de la ville, elle avait eu amplement le temps de perdre la main. Jimmy devait donc la lui refaire. Le cabanon était plein, du plancher jusqu’à l’échelle accrochée au plafond. Il commença à sortir tous les outils, après quoi il prit une bière, suintant comme un poisson dans l’eau mais satisfait enfin de revoir sa Toro. Il n’avait qu’envie de la prendre par les cornes et la guider aux quatre coins du terrain. Il sortit l’engin en prenant bien soin de ne pas l’abîmer sur les autres outils tranchant ou encore perforant qui auraient pu l’endommager mais, comme si elle avait prit du poids durant son séjour au fond de sa tanière, elle alla frotter sa paroi droite contre le cadre de porte. Ce n’était pas une belle image, encore moins pour Jimmy qui se rua sur sa féroce bête et la couvrit de baiser. A la manière d’un enfant qui aurait échappé son ourson en peluche, il la serra très fort contre lui et la flatta dans le sens du métal, comme elle l’aimait. Tellement que Jimmy, lorsqu’il s’acharnait sur elle, la voyait rougir et devenir encore plus belle qu’elle ne l’était. Un morceau de peinture a volé dans les airs, défiant vents et autres plaisirs d’un début d’été qui s’est fait attendre, et a atterri sur le pavé, route qui unissait la maison à la cabane en bois dans la cour arrière. Jimmy coucha sa tondeuse sur l’herbe qui croulait sous le poids de l’engin. Il empoigna la corde, où était rattaché la poignée qui, si habillement épousait les contours de sa main, et tira son coup. Puis un deuxième, essuyant une goutte de sueur au passage et dessinant sur son visage un air troublé et finalement un troisième et dernier, dans un effort soutenu. Le moteur ne calla pas cette fois. Le son, aussi rassurant qu’un pleur d’enfant, fit sourire Jimmy qui en était venu à bout. Les vrombissements le rassuraient, sa tondeuse n’était pas morte, seulement un léger accrochage, rien de plus. Il écouta le bruit répété de l’hélice qui fouette l’air et remarqua que les deux morceaux de métal, placés en croix, ne tournaient pas rond. Elliptique serait approprié dans ce cas-ci. Il la souleva à deux mains et la fit basculer sur le côté. Malheur, le moteur tournait encore. Son pied glissa sur l’herbe fraîchement mouillée par la rosée et s’emmêla aux couteaux qui tournaient si rapidement que même les libellules en étaient étourdies. Un filet, de la taille d’un jet d’eau directement sorti d’un boyau d’arrosage, vola comme pour aller danser avec les abeilles mais il échoua sur les dalles de béton avec un fracas que les enfants entendirent malgré la fenêtre de la cuisine qui était fermée. La femme de Jimmy, Suzanne n’entendit rien mais à voir l’expression sur le visage de ses deux gamins, elle comprit que quelque chose ne tournait pas rond. Elle se pointa à la porte patio et ne put faire autre chose que de constater que son mari, recroquevillé sur lui-même, se tordait de douleur. Elle ouvrit la porte, puis le moustiquaire en moins de temps qu’il ne faut à un oiseau pour venir se heurter à une fenêtre fraîchement nettoyée, et descendit les trois marches la séparant de Jimmy. Elle se cambra sur lui et remarqua qu’une mince couche de peau avait été retranchée du pied gauche de son mari. Sa sandale avait été projeté à quelques mètres de là, dans une plate-bande de ronces. Le chemin se noyait dans une marre couleur tondeuse et Jimmy criait une fausse note parce que ses cordes vocales avaient du être touchées par le malheureux incident. Elle retourna à la maison et appela les ambulanciers en leur expliquant que son mari s’était fait couper l’herbe sous le pied. Elle pleurait à chaudes larmes bien que la température de son corps avait chuté de quinze degrés comme ça, sans avertissement. Elle s’est lourdement écroulée au sol et s’est heurtée la tête contre le sol. Comme pour ralentir sa chute, inévitable, elle a mis la main sur ce qui traînait. Le rond du poêle qui évidemment, avait été laissé en marche par les enfants qui eux aussi avaient perdus toute connaissance de vie. Suzanne s’enflamma et la maison fût dévastée par les flammes. N’en reste maintenant qu’un terrain vague où les enfants s’amusent depuis le lot a été transformé en parc. Jimmy, je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé par la suite mais aujourd’hui, j’ai croisé un homme avec une jambe en moins. En fait, il ne lui manquait que la partie inférieure, du genoux jusqu’au pied. Peut-être était-ce Jimmy? Je ne sais pas mais quand j’ai mis les pieds chez moi, je me suis tout de suite dirigé vers la cuisine. Le rond était fermé comme me l’avait enseigné ma mère avec cette histoire qui selon moi, ne tient pas debout.
Pendant que les enfants prenaient leur petit déjeuner à la cuisine devant la fenêtre qui sous l’emprise du soleil, paraissait sale, Jimmy profitait des rayons à sa façon. L’herbe était haute de trop de pluie et il décida, ce matin-là, de la dégarnir d’un brin. La tondeuse, rouge vif comme une morsure de vampire, avait hiberné dans sa cachette tout l’hiver. Bien à l’abri de la neige, si peu abondante cette année, et du givre qui avait glacé les artères de la ville, elle avait eu amplement le temps de perdre la main. Jimmy devait donc la lui refaire. Le cabanon était plein, du plancher jusqu’à l’échelle accrochée au plafond. Il commença à sortir tous les outils, après quoi il prit une bière, suintant comme un poisson dans l’eau mais satisfait enfin de revoir sa Toro. Il n’avait qu’envie de la prendre par les cornes et la guider aux quatre coins du terrain. Il sortit l’engin en prenant bien soin de ne pas l’abîmer sur les autres outils tranchant ou encore perforant qui auraient pu l’endommager mais, comme si elle avait prit du poids durant son séjour au fond de sa tanière, elle alla frotter sa paroi droite contre le cadre de porte. Ce n’était pas une belle image, encore moins pour Jimmy qui se rua sur sa féroce bête et la couvrit de baiser. A la manière d’un enfant qui aurait échappé son ourson en peluche, il la serra très fort contre lui et la flatta dans le sens du métal, comme elle l’aimait. Tellement que Jimmy, lorsqu’il s’acharnait sur elle, la voyait rougir et devenir encore plus belle qu’elle ne l’était. Un morceau de peinture a volé dans les airs, défiant vents et autres plaisirs d’un début d’été qui s’est fait attendre, et a atterri sur le pavé, route qui unissait la maison à la cabane en bois dans la cour arrière. Jimmy coucha sa tondeuse sur l’herbe qui croulait sous le poids de l’engin. Il empoigna la corde, où était rattaché la poignée qui, si habillement épousait les contours de sa main, et tira son coup. Puis un deuxième, essuyant une goutte de sueur au passage et dessinant sur son visage un air troublé et finalement un troisième et dernier, dans un effort soutenu. Le moteur ne calla pas cette fois. Le son, aussi rassurant qu’un pleur d’enfant, fit sourire Jimmy qui en était venu à bout. Les vrombissements le rassuraient, sa tondeuse n’était pas morte, seulement un léger accrochage, rien de plus. Il écouta le bruit répété de l’hélice qui fouette l’air et remarqua que les deux morceaux de métal, placés en croix, ne tournaient pas rond. Elliptique serait approprié dans ce cas-ci. Il la souleva à deux mains et la fit basculer sur le côté. Malheur, le moteur tournait encore. Son pied glissa sur l’herbe fraîchement mouillée par la rosée et s’emmêla aux couteaux qui tournaient si rapidement que même les libellules en étaient étourdies. Un filet, de la taille d’un jet d’eau directement sorti d’un boyau d’arrosage, vola comme pour aller danser avec les abeilles mais il échoua sur les dalles de béton avec un fracas que les enfants entendirent malgré la fenêtre de la cuisine qui était fermée. La femme de Jimmy, Suzanne n’entendit rien mais à voir l’expression sur le visage de ses deux gamins, elle comprit que quelque chose ne tournait pas rond. Elle se pointa à la porte patio et ne put faire autre chose que de constater que son mari, recroquevillé sur lui-même, se tordait de douleur. Elle ouvrit la porte, puis le moustiquaire en moins de temps qu’il ne faut à un oiseau pour venir se heurter à une fenêtre fraîchement nettoyée, et descendit les trois marches la séparant de Jimmy. Elle se cambra sur lui et remarqua qu’une mince couche de peau avait été retranchée du pied gauche de son mari. Sa sandale avait été projeté à quelques mètres de là, dans une plate-bande de ronces. Le chemin se noyait dans une marre couleur tondeuse et Jimmy criait une fausse note parce que ses cordes vocales avaient du être touchées par le malheureux incident. Elle retourna à la maison et appela les ambulanciers en leur expliquant que son mari s’était fait couper l’herbe sous le pied. Elle pleurait à chaudes larmes bien que la température de son corps avait chuté de quinze degrés comme ça, sans avertissement. Elle s’est lourdement écroulée au sol et s’est heurtée la tête contre le sol. Comme pour ralentir sa chute, inévitable, elle a mis la main sur ce qui traînait. Le rond du poêle qui évidemment, avait été laissé en marche par les enfants qui eux aussi avaient perdus toute connaissance de vie. Suzanne s’enflamma et la maison fût dévastée par les flammes. N’en reste maintenant qu’un terrain vague où les enfants s’amusent depuis le lot a été transformé en parc. Jimmy, je ne sais pas ce qu’il lui est arrivé par la suite mais aujourd’hui, j’ai croisé un homme avec une jambe en moins. En fait, il ne lui manquait que la partie inférieure, du genoux jusqu’au pied. Peut-être était-ce Jimmy? Je ne sais pas mais quand j’ai mis les pieds chez moi, je me suis tout de suite dirigé vers la cuisine. Le rond était fermé comme me l’avait enseigné ma mère avec cette histoire qui selon moi, ne tient pas debout.


2 Comments:
Une mode pour toutes les tailles avec des articles allant du 32 au 56.
Vous avez un blog très agréable et je l'aime, je vais placer un lien de retour à lui dans un de mon blogs qui égale votre contenu. Il peut prendre quelques jours mais je ferai besure pour poster un nouveau commentaire avec le lien arrière.
Merci pour est un bon blogger.
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